Alice de Lestang vous regarde en levant un verre dans un salon éclairé aux bougies

Un roman de Cédric Rancier

Fièvre
Écarlate

Roman gothique

Les belles manières ne garantissent aucune innocence.

Sortie prévue pour Halloween 2026

Lire un extrait
Fièvre Écarlate, parmi les bougies, les roses et les objets anciens

Le roman

1883. Alice étouffe.

Alice étouffe dans une existence irréprochable, dans une société qui laisse peu de place à la femme qu’elle est.

Épouse d’Edward Rawley, elle sourit quand il le faut, tient son rang et dissimule des désirs qu’elle n’ose reconnaître. Jusqu’à ce qu’une inconnue devine, derrière ses bonnes manières, ce qu’Alice s’efforce depuis toujours de taire.

De l’Angleterre aux terres reculées de France, la jeune femme se laisse attirer vers une liberté dangereuse. À Mauregrave, un homme l’accueille, capable de lui apprendre ce qui s’éveille en elle. Auprès de lui, ses désirs trouvent enfin une place. Et de quoi grandir.

Edward, lui, part à sa recherche. Il aime sa femme et veut la ramener.

Mais Alice souhaite-t-elle encore être sauvée ?

Dans ce roman gothique où le désir côtoie la monstruosité, les belles manières ne garantissent aucune innocence.

Vous ne croiserez aucun vampire entre ces pages. Méfiez-vous pourtant de ceux qui vous invitent à leur table.

Blason de la maison De Lestang : trois lévriers sur fond bleu

Sang · Mémoire · Pouvoir

La maison
De Lestang

Portrait d’Alice de Lestang

Alice de Lestang

Ce qu’elle tait.

Elle connaît les usages, les sourires attendus et les silences nécessaires. Sous le nom de Rawley, Alice tient sa place. Mais cette existence ne suffit plus à contenir la femme qu’elle est.

Une rencontre va donner un autre sens aux violents désirs qu’elle croyait devoir enfouir.

Armand de Lestang, debout avec son fusil

Armand de Lestang

Le père

Fier, autoritaire, attaché à son nom et à ce qu’il représente. Le départ d’Alice entraîne Armand sur les traces de sa fille.

L’abbé Raymond de Lestang, assis avec un livre

L’abbé Raymond

La foi

Un homme d’Église parmi ceux qui cherchent Alice. Sur la route de Mauregrave, il emporte avec lui sa foi et ses prières.

Au commencement

Une rencontre.
Et tout peut basculer.

Yorkshire, 19 mars 1883. Alice quitte un instant la réception.

Deux femmes sur une terrasse sous la lune, à l’écart d’une réception

Extrait du prologue

Elle franchit un couloir tapissé de portraits. Des figures mortes la regardaient depuis leurs cadres, visages figés dans une éternité de peinture. Parmi elles, Ophélie flottait dans son sommeil d’eau, belle jusque dans l’abandon, les yeux ouverts sans rien voir. Cette mort-là n’était ni sévère ni menaçante. Simplement offerte, et inutilement belle.

La porte fenêtre donnant sur la terrasse s’ouvrit, offrant alors une morsure de froid. L’air du Yorkshire avait cette franchise qui ne négociait avec personne. Les jardins en contrebas n’étaient qu’un relief noir, des silhouettes de haies, d’arbres dépouillés dont les branches ressemblaient à des doigts crochus.

Alice inspira profondément. Le froid la pénétra comme une lame fine. Il calma, pour un instant, le feu sous sa peau, sans l’éteindre.

Quelque chose revient. Quelque chose qui attendait seulement son heure.

Elle posa ses mains sur la balustrade. La pierre était glacée. Elle sentit, sous ses paumes, les aspérités minérales. Soudain, un mouvement se fit derrière elle, discret, comme un pas feutré ne souhaitant pas effrayer.

–– Cherchez-vous l’air… ou un refuge ?

La voix était féminine, basse, sans emphase. Alice se tourna.

La femme portait une robe récente, d’un bleu marine profond, dont l’étoffe dense semblait éteindre la lumière. Elle ne portait qu’un bijou apparent. À sa gorge, une chaîne très fine, soutenant un pendentif d’argent au motif étrange. Il était trop aigu pour être décoratif, presque inquiétant par la complexité de sa conception. Ses cheveux, noirs de jais, étaient relevés avec un soin qui en disait long sur sa discipline. Son visage, outre celui d’une beauté évidente, possédait une présence qui relativisait la beauté autour d’elle. Dans ses yeux, quelque chose brillait. Une intensité, moins comme un éclat, que porté par une réelle profondeur.

— Je… je prends l’air, répondit Alice presque comme une enfant surprise.

— Alors nous partageons la même faiblesse, dit la femme, presque amusée. Les mondanités nous étouffent.

Elle s’avança juste assez pour que son parfum se diffuse. Révélant presque son histoire. Il n’y avait là rien de sucré ou de mondain : une odeur sobre de tabac froid, de cuir ancien, relevée d’une pointe de myrrhe, discrète bien que persistante. Alice sentit son cœur repartir, comme si la voix avait fait vibrer un fil invisible.

— Vous êtes… ?

— Élisabeth Baring.

Le nom, ou peut-être le timbre avec lequel il avait été prononcé, glissa dans l’air et s’y installa comme s’il avait toujours été présent, en arrière-plan, tapi là depuis bien plus longtemps qu’il n’y paraissait.

— Alice Rawley, dit la jeune femme, par réflexe de bonne éducation.

Un sourire, mince.

— Je sais.

Fièvre Écarlate — Cédric Rancier

Une femme devant un château de pierre et une voiture à chevaux

Dans les coulisses de l’écriture

Un roman né
sur la route.

Un retour de vacances, le Limousin et l’Auvergne sous le soleil d’août. Cédric Rancier sort un cahier. Les collines, les arbres et les sapins font le reste : quatre heures plus tard, une trame et les premiers personnages sont là.

Fièvre Écarlate prolonge une fascination ancienne pour les contes cruels et les ambiances gothiques.

Retrouver les coulisses du roman sur le blog

Halloween 2026

Le rendez-vous est pris.

La sortie de Fièvre Écarlate est prévue pour Halloween.
En attendant, suivez les nouvelles du roman sur le blog de l’auteur.

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